21 janvier 2009
Les TIC ont le vin gai
Le vin et le numérique représentant définitivement un bon assemblage, je m'intéresse régulièrement aux avancées technologiques et à l'intégration des nouveaux usages dans cette filière qui a longtemps été étrangère au milieu des TIC. Il faut dire qu'il y a comme un brouillard au niveau des chiffres du numérique et de la filière vin. Aucune statistique sur le e-commerce du vin depuis 3 ou 4 ans, à l'exception de l'étude de BEM (2007) à laquelle j'ai eu le plaisir de participer, mais qui ne se place que du côté du consommateur et de son appréciation. Quelques affirmations discrètes sur la possible montée en flèche du e-commerce chez Vitisphère et pas d'études globales sur les probables montées des e-cavistes. Pourtant, la technologie qui était jugée "froide" et souvent hors de portée des petits producteurs et négociants il y a encore quelques années, s'est banalisée de façon spectaculaire grâce aux webmédias sociaux.
1) Le haut-débit a permi la venue massive de l'image sur les sites de vin : photo en 360°, vidéos et podcasts ont compenser l'aspect "froid" de la technologie pour apporter la part d'humanisation nécessaire à la promotion d'un produit aussi charnel et sensuel que le vin (oui, j'ai un parti pris)
2) Le Web social a fait son apparition créant une véritable Vinosphère dynamique mobilisant amateurs et professionnels. Au rayon, les blogs, bien sûr! Nombre d'agrégateurs "dédiés" témoignent de leur abondance sur la Toile: par exemple, chez Château Loisel. Mais on trouve également, des podcasts, des blogs amateurs, professionnels, proposant information, initiation, voire dégustation. Et dans la même veine, on note un fort développement de réseaux sociaux. On peut citer par exemple, Vinivino, Snooth, Vinogusto et le petit dernier qui fait beaucoup parler de lui : Vinobilia. Un réseau social en cinq langues avec un « Vinogramme » qui aide le consommateur peu connaisseur à choisir un vin à partir de critères facilement compréhensibles et qui propose au vigneron-producteur de définir qualitativement et précisément son offre, lui permettant ainsi de mieux cibler ses marchés.
3) Le "buzz marketing" est passé pour toutes les couleurs :le très drôle USB Wine utilisant la mode des Youtube and Co, la clé USB beWine Connected, le vignoble virtuel sur Second Life...
4) Enfin, la mobilité est à la mode Wine aussi, à en croire l'excellent article de Guim sur les applications AppStore dédiées au vin : choix de vin au restaurant, au supermarché, chez votre caviste..., gestionnaires de cave à vin, sommeliers personnels…
Et bien sûr, en trame de fond, l'inextricable problème de loi E-vin. La vinosphère, en colère, en réclame un ajustement depuis plusieurs mois, espérant que le gouvernement mette de l'eau dans leur vin :-)
27 février 2008
Faut-il noyer le vin en ligne ?
Alors que le marketing du vin semble prendre son essor sur Internet, permettant (on l'espère) un second souffle au vin français qui connaît une crise durable depuis quelques années, la loi Evin vient mettre son nez sur la toile. Le 13 février dernier, la cour d'appel de Paris a officiellement interdit au brasseur Heineken de faire de la publicité sur son site Internet. Du reste, le site Heineken est toujours indisponible à l'heure qu'il est...
S'il existait un flou autour de la loi Evin qui date de l'an 10 avant Internet, l'arrêté semble se confirmer puisque dorénavant la publicité pour l'alcool ne sera plus la bienvenue sur la toile... Après toutes les initiatives de communication, le flou existera toujours ! Où commence la publicité et où s'arrête l'information ? Allez, nul besoin d'être Bordelais pour soutenir le vin... Tchin, tchin !
Soutenir le vin sur Internet
envoyé par findawine
28 novembre 2007
Du vin à télécharger ?
Ces derniers mois, les campagnes de marketing viral déguisées en fausses publicités deviennent fréquentes. J'ai particulièrement aimé l'USB WINE qui permet de télécharger le vin de son choix via le port USB après avoir naviguer d'un clic de souris dans le splus beaux vignobles... (via Marketing Digital)... Cela dit, il ne faut pas forcément se dire que tout est impossible en matière TIC. Après tout, les bornes olfactives diffusant les arômes du vin en fonction des images qui sont diffusées sur l'ordinateur commencent déjà à être une réalité... Il ne manque en effet plus que le goût... Allez, à la vôtre ! ;-)
18 novembre 2007
Wine 2.0
Le milieu du vin a tardé à adopter le Web pour promouvoir ses produits. Ce qui se conçoit. Un nouveau métier auquel les professionnels du secteur n'étaient pas accoutumés. Mais en quelques années, le vin s'est pris un sérieux coup de jeune avec une présence grandissante sur la toile. Le haut-débit y est pour beaucoup. Quoi de mieux que l'image et la vidéo (qui ne rame plus) pour rendre ses lettres de noblesses à un produit avant tout visuel et charnel (si, si!). Alors déjà, mention spéciale aux vidéo-oeno-blogs. Vininews, bien sûr, et aux nouveaux venus, un peu décalés : Youwinemotion (ça ne vous rappelle rien, ce nom?), WineLog (système de tags et de votes) ou encore Meetwines, sommelierenligne, et finalement toute la vinosphère en général... Bref, on en boirait ! Non? Enfin, pour illustrer ce petit aparté, j'ai choisi une bouteille de vin "pour dames" (paraît que 52% des clients de cavistes sont des femmes, alors...) même si je suis de celles qui préfèrent la tradition au rose Barbie... Allez à la vôtre !
15 mai 2005
Génération e-vin
Alors que le monde viticole est en pleine crise (concurrence du nouveau
monde, baisse de la consommation...), on oublie bien souvent que les
TIC sont parmis les outils qui peuvent adoucir les maux actuels de la
filière vin. On pourra citer pêle-mêle les logiciels de traçabilité,
les puces RFID pour suivre le transport d'une bouteille, la vidéo et le
streaming pour "booster" l'image de marque,... et bien sûr les sites de
e-commerce, nouveaux canaux de distribution. Sur ces derniers, Sud-ouest consacre cette semaine un article entier justement intitulé "génération e-vin" ! Les conclusions sont prometteuses:
"Les entreprises de vente de
vin sur Internet connaissent des taux de croissance
exponentiels, supérieurs pour certains à 100 % entre 2003 et 2004, et
le premier trimestre 2005 n'y déroge pas."
En
effet, ADSL et marketing direct aidant (newsletters, mailings, SMS...),
le panier moyen de certaines d'entre elles va de 150€ à 300€ (Wine and
Co), mais ces grands cavistes n'ont pas le monopole du net car de plus
en plus de sites plus modestes de négociants aparaissent...
Bref, soyons patriote, achetons du vin ! ;-)