26 octobre 2006
Les bloggueurs sont-ils corruptibles?
On parle beaucoup de l'invasion des blogs par la pub, parfois par petites touches pas trop intrusives (liens contextuels, bandeaux publicitaires insérés par l'hébergeur), parfois sous forme de sponsoring façon Pointblog, déjà plus discutable, à en lire les réactions des lecteurs, parfois de façon franchement envahissante (blogs commerciaux, mosaîques de sponsors,...) et le pire semble être une nouvelle race de coupables : le Payperblog. MicroHebdo évoque ce nouvel arrivant dans "Pour quelques dollars, je ne blogue pas". En gros, des annonceurs proposent de payer des internautes prêts à publier sur leur blog des billets positifs sur une marque... Vous avez bien lu. L'internaute intéressé s'ouvre donc un compte Paypal puis choisit un sujet parmi les offres des annoceurs sur le site Payperpost (pas de lien, ma déontologie est contre ;-)...) A titre d'exemple, un article sur un GPS est rémunéré 4 dollars. Le système envisage évidemment de s'adapter aux vidéos sur des sites du genre YouTube...
Espérons que la blogosphère ne se laissera pas acheter par ce genre de systèmes qui va à l'encontre totale de ce qui fait sa richesse aujourd'hui : sa parfaite subjectivité et sa liberté de dire. Espérons évidemment que les lecteurs que nous sommes ne se laisseront pas abuser non plus...
24 octobre 2006
Signez sans papier!
La signature électronique a fait son petit bonhomme de chemin depuis qu'en 2000 on lui octroyait même valeur juridique que la signature manuscrite. Très vite sur le premier plan des téléprocédures : pour déclarer sa TVA, par exemple, elle semblait tarder à pointer son nez dans le domaine purement marketing (ce qui n'est pas si étonnant en réalité, d'une part les technologies apparaissent souvent avant les usages qu'on en fait, d'autre part, l'installation d'un certificat sur clé USB à installer sur le PC rebute plus d'un consommateur). C'est donc bien en 2006 que FINAREF déclare à ses clients qu'ils peuvent désormais signer électroniquement les avenants de leurs contrats. CertEurope de son côté permet de signer des documents opposables aux tiers depuis le site de leurs partenaires. Dans tous les cas, il s'agit de pouvoir signer un contrat sur un site Web (gain de temps, baisse des intermédiaires, ...) On peut parier que les jours du papier sont désormais comptés...
Le difficile challenge des Web Agency
Avec l'avènement du Web 2.0 et surtout, avec la démocratisation de l'Internet, difficile pour les Web Agency de continuer à s'imposer sur le marché si elles n'évoluent pas en fonction de cette "nouvelle" donne. L'amateur est-il le cauchemar du professionnel? On serait en droit de s'imaginer que cette question se posait déjà à l'ère des tous premiers bidouillers flash-html-dreamweaver et consort d'avant Netvibes. Et pourtant, la dernière publicité de Sony est belle et bien une création "amateur" : une jeune homme de 19 ans, gagnant d'un concours... Les contenus générés par les MySelf et autres YouTube en sont une preuve flagrante : il va falloir faire avec cette nouvelle concurrence ! Toujours est-il que L'Oréal et Toyota sont en train de suivre l'exemple Sony... (source :Cahier du e-business) Les professionnels vont devoir redoubler de créativité....ou embaucher!
22 septembre 2006
Le Web empirique (2)
Je m’intéressai la semaine passée sur la perception des sites Web par les internautes, mais en lisant Sébastien, il ne me semblait pas vain d'élargir encore le sujet.
J’ai pu remarquer que si le cahier des charges Web est une évidence pour beaucoup en préalable à toute création Web; les questions à se poser dès ces premiers pas dans un projet de site, quant à elles, sont beaucoup moins intuitives pour les gens. En effet, les études de cas, de marché, de la concurrence ou de comportement ne sont pas choses aisées. Comment écrit-on sur Internet, comment l’internaute lit-il, que lit-il, quelles couleurs attirent son attention, quelle disposition des blocs texte et images ? ,Il est évident qu’il n’y a pas de réponses uniques. Toutes les études, si passionnantes soient-elles, sont à moduler en fonction de la cible de chacun.
Un site écrit en noir sur fond blanc vous paraît lisible, mais la couleur sera mal perçue en Asie où le blanc est synonyme du deuil. Le langage techno-geek vous semble approprié mais cela n’est vrai que pour un public averti. L’œil lit de gauche à droite et de haut en bas en occident ? Mais tout internaute averti saura d’emblée où poser l’œil pour avoir l’information importante… Bref, l’audit d’un site n’est pas chose aisée mais demeure capitale pour s’assurer de la portée de son message. A lire et relire :
- le cahier des charges Web (123 presta, Universite-online)
- tester la lisibilité des textes (sébastien)
- les effets de la couleur sur les sites web (Arkantos)
- les standards et les 150 bonnes pratiques qualités (Opquast)
- le mouvement naturel des yeux (Miratech)
Google et Microsoft en Aquitaine
Google France et Microsoft France seront à Bordeaux à l'occasion du Forum de l'économie numérique du 12 octobre 2006, à la CCIB. Ils se joindront à CDiscount, CapGemini, Cofinoga et France Telecom pour débattre des tendances de l'année 2006 et de l'impacts des TIC sur les petites entreprises. Cette manifestation sera en partie animée par Benjamin Rosoor, fondateur de Webreport, et sera l'occasion de la remise du rapport de l'Observatoire 2006 et du lancement d'une plate-forme de partage d'expérience en réseaux "Ecobiz", emblématique de l'ère collaborative... Invitation PDF, ici. En parallèle de ces grands noms, il sera intéressant d'y écouter le témoignage de petites TPE régionales sur l'appropriation des TIC. Affaire à suivre.
L'e-commerce grande vitesse
En complément des chiffres avancés lors de la convention du e-commerce, la FEVAD fait un tour d'horizon complet et officiel avec des chiffres qui n'en finissent pas d'augmenter, traduisant clairement l'un des grands succès numérique de l'année. On retiendra :
- 12,1 milliards d'euros en 2006, et une projection à 32,8 milliards en 2010
- un CA de 14 milliards d'euros en 2005, soit 5 % du commerce de détail non alimentaire en France
- 15,6 millions d'internautes auront consommé en ligne en 2006, soit + 24 %, et plutôt des hommes
- Ils devraient être 26 millions d'e-consommateurs en 2011, les femmes devenant majoritaires
- un e-panier moyen à 90 euros, supérieur au panier moyen du commerce traditionnel
Les explications sont classiques : le haut-débit qui se généralise, la confiance en ligne et le paiement sécurisé. Quant au panier moyen a 90€, ce n'est pas si étonnant puisque le pouvoir d'achat est estimé deux fois supérieur à celui de l'acheteur "à l'ancienne"...C'est vrai que cela suppose au moins un ordinateur, une connexion Internet, voire une imprimante. Bon, au moins, là, ça va créer de l'emploi en transporteurs et en logistique, c'est déjà ça...
18 septembre 2006
3ème convention e-commerce, le poids des marques.
Cette convention de trois jours à Paris a été remarquablement organisée : les grand sacteurs incontournables étaient présent et le nombre d’exposant permettait un tour d’horizon pertinent des principaux prestataires e-marketing. En délivrable, on repart avec les Cahiers du e-business (sorte de rapport sur les tendances 2006) et un annuaire des principaux acteurs… Le tout avec entrée gratuite. Une rélle réussite.
On retrouve la synthèse de la conférence plénière sur leur site, ainsi que les slides et la vidéo des intervenants ici . Parmi les derniers chiffres de la FEVAD, on retiendra les plus emblématiques :
- 57% d’acheteurs en ligne
- 47% d’acheteurs en ligne au 1er semestre 2006
- 58% de confiance au 1er semestre 2006
- 47% ont consulté un site avant d’acheter en magasin
- +50% pour le C2C (E-bay, Amazone)
Des quelques conférences animées par les « grandes marques » (Sage, Yahoo, Orange,…), j’ai tout de même eu le sentiment de discours calibré pour des grands comptes et souvent mal adapté aux nombreuses TPE du pays. Jusqu’à Yahoo qui parle des liens sponsorisés en omettant, dans ses exemples, de préciser que le petit château du Larzac aura du mal à se payer les mots clés « vente vin » happés par Nicolas et ChâteauOnline, et que la petite auberge de Talence ne pourra pas se positionner sur « hôtel Bordeaux » fagocité par Accor. Mais bon. E-bay est intervenu avec un discours, en revanche très proche des petites entreprises (il n’est pas le seul) précisant que :
- 1,3 millions de PME et entrepreneurs dans le monde sont inscrits
- 15240 personnes en France vivent des revenus E-bay
- 35% du volume d’achat est à prix fixe
- 86% des PME exerçant une activité sur E-Bay emploient entre 1 à 10 salariés
- Ces PME emploient 1,7 personnes dédiée(s) à l’activité E-Bay
Dernière parenthèse, ne loupez pas l'intéressante conférence sur le e-commerce 2.0 (avec l’intervention de Fred Cavazza) en PDF ici .
Bref, le e-commerce a encore de beaux jours devant lui.
11 septembre 2006
Le Web empirique
Si les équipes marketing se heurtent régulièrement aux équipes informatiques pour savoir ce qui de la technique ou de l'esthétisme, est le plus important (alors que l'un ne va pas sans l'autre), il faut bien reconnaître que le design d'un site Web a toute son importance pour séduire l'internaute. J'ai lu avec attention, l'article dégoté par E-marketing, intitulé "Effets de la Couleur des Sites Internet sur la Mémorisation et l'Intention d'Achat" qui s'intéresse au système sensoriel du client. On retiendra par exemple que la couleur attire l'attention et aide à la mémorisation, crée une atmosphère et suscite des émotions... Il suffit de penser au design tappe-à-l'oeil de C-Discount pour confirmer l'effet "mémorisation"...
Par ailleurs, il est assez difficile d'évaluer ce qui plaît et ce qui est vraiment vu sur une page Web. On connaît tous les théories des "grands Z" où la lecture à l'occidentale supposerait un balayage de gauche à droite et de haut en bas, suivant un Z inversé (non?), mais certains spécialistes contestent le côté "simpliste" de l'analyse. Ainsi, la société Miratech, spécialiste du "eyetracking" mesure le mouvement des yeux sur un site et affirme que celui-ci est loin de répondre à une règle établie. Tout dépend, du site (vendeur/ vitrine), du public (néophyte / averti), de l'humeur (pressé/ glaneur), de la nationalité (français /japonais)...
Bref, ce n'est jamais simple d'être sûr d'être pleinement "dedans", les études de comportements sont encore le meilleur moyen de vérifier l'impact de son design sur le public que l'on souhaiterai cibler... Ah l'art...Soupir !
04 septembre 2006
L'Aquitaine numérique
De retour (snif) de vacances, un petit tour régional s'imposait :
Côté e-commerce, C-Discount nous annonce dans sa newsletter l'ouverture d'un magasin physique au Bouscat (un vrai sans e-card, sans e-panier, avec des caddies à l'ancienne !) Il faut dire que le leader du e-commerce peut se permettre quelques tests, il affiche en 2006 un effectif de 650 personnes pour un chiffre d'affaires de près de 400 millions d'euros.( Wikipedia)
Côté e-formation, un lycée Bordelais à testé le baladeur MP3 pour apprendre les langues, ces petites merveilles ont été prêtées aux élèves avec des fichiers didactiques. La prochaine étape s'attaque à l'I-Pod. (Sud-Ouest)
Côté Blog enfin, l'AEC nous fait bénéficier une fois de plus d'un de ses excellents dossiers : "politique(s) sur les blogs : effet de mode ou tendance lourde?" un débat intéressant sur la tedance de nos politiques à utiliser (à bon ou mauvais escient) ce bon vieux média populaire pour mieux toucher la plèbe ! Bref, un bon tour d'horizon pour mieux cerner la blogosphère militante. A lire attentivement.
10 août 2006
Les 10 ans du e-commerce
E-marketing nous signale la troisième convention sur le e-commerce à Paris, au Palais des Congrés du 12 au 14 septembre. Une centaine d'exposants et une centaine de conférences auront lieu, en faisant une rencontre incontournable. Rappelons que 2006 affiche les plus forts taux de croissance des usages TIC (10 milliards
d’euros de CA, un français sur 4 qui achète en ligne et une
marge de progression énorme : 10.000 e-marchands en France, 40.000 en
Allemagne.) Les conférences abordent vraiment tous les thèmes : référencement, mesures d'audience, affiliation, logistique, Web 2.0 Et les conférenciers emblématiques sont tous au rendez-vous : E-bay, Google, Sage, Xiti, etc... Bref, il faut y aller. L'inscription en ligne et le badge gratuit, se trouvent ici... Le temps de prendre un E-billet (IDTGV), de me commander un sandwich (OOShop), de me munir de mon balladeur MP3 (CDiscount) et j'y serai!