30 mars 2007
Les arnaques communautaires
On le sait, les chiffres du e-commerce n'ont cessé de faire des bonds et particulièrements ceux concernant le Commerce entre particuliers (E-BAy, Ventes Privées, Price Minister...), plus de 50% d'augmentation en 2006, selon la Fevad. Outre le paiement sécurisé via Paypal ou via un tiers de confiance, les internautes se rassurent avec les fameuses évaluations des vendeurs. Le principe le plus courant consiste, pour le client, à noter la qualité de son vendeur et c'est ce jugement qui finit par devenir le facteur de confiance clé pour inciter les autres clients potentiels à passer la pas. Or, ces "notes" sont-elles vraiment fiables? On parle aujourd'hui de crowdhacking. En effet, sur Silicon, on lit ce cas qui n'est probablement pas isolé d'une "technicienne en arnaques nouvelles [qui] a commencé par bâtir
patiemment sa réputation de vendeuse digne de confiance. Elle proposait de
modestes produits, tels des DVD ou des CD. Mais, sa réputation ayant atteint le niveau maximal, l’ "entrepreneuse" a mis
en vente 100.000 dollars d’objets inexistants, encaissé la somme et mis les
voiles." Des problèmes similaires ont été signalés pour des sites
qui agrègent de l’information... Je pense qu'on avait tous plus ou moins conscience de ce problème de "confiance usurpée", mais à part de conseiller d'être toujours plus prudent, on ne voit pas bien quelle peut-être la solution pour vérifier la bonne foi d'un vendeur...ou d'un acheteur? :-(
Les internenettes sont elles majoritaires ?
Chaque année aux alentours du 8 mars (je sais, je suis en retard), je m’interroge sur le mariage Femmes et Internet (en toute impartialité, bien évidemment…) et j’essaie d’illustrer avec les différents bilans chiffrés du moment. Il faut bien reconnaître qu’il y’a peu de statistiques « fraîches ». (je suis preneuse si vous trouvez) : même les articles de 2007 semblent se baser sur de vieilles statistiques ... On notera cependant :
-Du côté des lectrices :
Que la part des hommes et des femmes parmi les lecteurs Internautes commence à être égale, cela semble à présent acquis. En 2006, l’EEIA déclarait même qu’elles étaient plus nombreuses à surfer que les hommes, surtout sur les médias en général.
- Du côté des contributrices :
Certes, c’est l’évidence même les blogs culinaires ont explosé. J’ai pu voir ma chère Papilles et Pupilles monter en puissance en presque moins d’un an, illustrant parfaitement cette tendance. L’avènement des outils « faciles », ère démocratique oblige, ont permi à ces damoiselles de publier recettes et astuces en joignant la photo et en partageant les impressions. Je dirai : c’était vouer à réussir ! « En janvier 2005, il y en avait une dizaine. A l’automne de la même année, autour de 200. Aujourd’hui, les blogs culinaires se sont multipliés au point d’occuper en France une part importante de la « blogosphère »... »
- Du côté TIC :
Reste à se demander la part des femmes dans le milieu même des TIC. L’année dernière, Presse-citron a tenté de « comptabiliser » les blogs de femmes (54% en 2006), ceux-ci laissaient une place très honnête aux blogs « TIC », ma blogroll garde toujours la trace de Stéphanie, Zaphir, BlogoKat ou Jeux de mots…
-Du côté « super technique »
Si tout indique qu’hommes et femmes sont à peu près à égalité au niveau connaissance de base informatique, il semblerait que plus l’on requiert de savoir-faire technique, moins il y’ ait de femmes… Cela se passe en tout cas comme ça au Luxembourg :« Pour ce qui est des compétences informatiques on observe que la proportion de femmes maîtrisant les compétences de base de l’ordinateur est quasiment égale à celle des hommes, mais à mesure que le degré de complexité augmente cette quasi-parité se mue en avantage pour les hommes. Ainsi 31% des hommes déclarent savoir écrire un logiciel en utilisant un langage de programmation, contre seulement 16% de femmes. »
Sur ces conclusions, je retourne jouer à Doom...